<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	 xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" >

<channel>
	<title>Be Your Change</title>
	<atom:link href="https://beyourchange.co/category/french/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://beyourchange.co</link>
	<description>Bringing The World Closer</description>
	<lastBuildDate>Fri, 29 May 2020 16:34:50 +0000</lastBuildDate>
	<language>en-GB</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0</generator>
	<itunes:subtitle>Be Your Change</itunes:subtitle>
	<itunes:summary>Bringing The World Closer</itunes:summary>
	<itunes:explicit>clean</itunes:explicit>
	<item>
		<title>Refaire le monde &#8211; en mieux &#8211; autour d’une tasse de café</title>
		<link>https://beyourchange.co/developpement-durable-los-angeles-fair-trade/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Juliette Bouquerel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Sep 2019 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[French]]></category>
		<category><![CDATA[commerce équitable]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://beyourchange.co/developpement-durable-los-angeles-fair-trade/</guid>

					<description><![CDATA[Changer le monde en réfléchissant à l'impact de nos dépenses, c'est ce que ce nouvel épisode souhaite communiquer en mettant en avant des initiatives positives de femmes de toutes origines et horizons!]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Welcome back!</p>
<p>C’est depuis le coeur battant de Los Angeles que nous lançons cette deuxième saison de <em>Be Your Change</em>, le podcast <em>in English</em> imaginé par Juliette Roy pour faire partager ses découvertes au gré de ses voyages. Une saison que nous espérons exaltante, portée par l’énergie et le multiculturalisme qui caractérisent la cité californienne. Et surtout, par l’audace de toutes ces femmes qui ont décidé de changer le monde à la force de leurs idées.</p>
<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://beyourchange.co/wp-content/uploads/2020/05/web.ns_.chen_.COURTESY-640x426-1.jpg" alt="foundation Elisha C in Haiti" class="wp-image-5884" /></figure>
<p>À l’instar d’Elisha Chan, la directrice de <a rel="noreferrer noopener nofollow external" href="https://fairtradela.org/" target="_blank" data-wpel-link="external">Fair Trade L.A.</a>, qui est l’invitée de ce nouvel épisode.<br />Avec elle, nous allons ouvrir les portes d’un monde plus équitable et comprendre comment, dans nos gestes du quotidien, nous pouvons aider à créer des emplois durables, de l’autre côté du monde.</p>
<p>Oh, bien sûr, vous allez nous dire que c’est bien beau, tout ça, mais que vous n’avez pas vraiment le temps de vous investir auprès d’une ONG, de partir trois semaines pour aider à bâtir une école, ou encore que vous contribuez déjà financièrement au développement de telle association.</p>
<p>Et si on vous disait que vous pouvez changer le monde en dégustant un bon café, accompagné d’un carré de chocolat ? Tentant, non ?</p>
<p>C’est toute l’essence du commerce équitable, comme l’explique Elisha Chan : offrir une vie digne à des producteurs par le simple choix des produits que nous consommons au quotidien.<br />Et il se trouve qu’en la matière, les femmes ont un pouvoir insoupçonné : ce sont elles qui dépensent 85% du budget du foyer… </p>
<p>Pour comprendre comment vous pouvez être un maillon de cette chaîne vertueuse, suivez-nous dans les pas d’Elisha, de sa Chine natale à Haïti où sa <a rel="noreferrer noopener nofollow external" href="https://elishac.com/" target="_blank" data-wpel-link="external">fondation</a> permet, par la création d’emploi, d’enrayer le cycle de pauvreté.</p>
<p><a href="https://www.spreaker.com/user/beyourchange/how-to-end-poverty-through-job-creation-" rel="noopener nofollow external noreferrer" data-wpel-link="external" target="_blank">Bonne écoute</a> !</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Comment Sabrina et Eunice Moyle Utilisent Leurs Talents Créatifs Pour Inspirer Les Jeunes Activistes</title>
		<link>https://beyourchange.co/comment-sabrina-et-eunice-moyle-utilisent-leurs-talents-creatifs-pour-inspirer-les-jeunes-activistes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Juliette Bouquerel]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Jan 2019 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[French]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://beyourchange.co/comment-sabrina-et-eunice-moyle-utilisent-leurs-talents-creatifs-pour-inspirer-les-jeunes-activistes/</guid>

					<description><![CDATA[Dans les deux derniers épisodes de “Be Your Change”, nous avons exploré comment dépenser son argent d’une façon plus durable et consciente.Il s’agit de l’investissement à impact sociétal ou “impact investing”. Nous avons écouté la dirigeante de la conférence internationale d’”impact investing”, “SOCAP”. Nous avons également entendu la co-fondatrice d’”Angels of Impact”, un groupe investissant]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans les deux derniers épisodes de “Be Your Change”, nous avons exploré comment dépenser son argent d’une façon plus durable et consciente.Il s’agit de l’investissement à impact sociétal ou “impact investing”. Nous avons écouté la dirigeante de la conférence internationale d’”impact investing”, “SOCAP”. Nous avons également entendu la co-fondatrice d’”Angels of Impact”, un groupe investissant dans des biens fabriqués de manière responsable, par des femmes issues de la précarité.</p>
<p>Dans ce nouvel épisode du podcast “Be Your Change”, nous parlons à deux soeurs qui désirent rendre le monde dans lequel nous vivons meilleur. Elles enseignent à des enfants comment utiliser leur créativité pour provoquer un changement.</p>
<p>BYC06: Nous commençons par encourager les filles à chercher, au plus profond d’elles-mêmes, des outils pour ressentir la paix et la force intérieures, avant de sortir de chez elle, et de tenter d’être activistes dans leurs communautés. Ensuite, nous connectons cela à la créativité car nous pensons que c’est un outil très important et puissant pour les filles, et les jeunes en général, que de se connecter à leur voix intérieure. [00:07:00]
<p>Be Your Change” concerne les changements que nous pouvons opérer chaque jour, à différents niveaux, dans nos vies et en fonction de nos disponibilités pour participer à la création d’un changement positif.  Nos invitées du jour sont les soeurs Eunice et Sabrina Moyle. Elles sont les auteurs d’un livre  qui inspire les jeunes à s’impliquer dans l’action civique. Le livre est intitulé “Be The Change.” Nous parlons du livre et de l’importance d’utiliser la créativité dans l’activisme.</p>
<p>Nous sommes aujourd’hui avec Sabrina et Eunice Moyle afin de parler de leur nouveau livre intitulé “Be the Change: l’avenir est entre vos mains”. C’est rigolo car notre podcast est appelé “Be your change”. Sabrina: Comme c’est opportun! Nous sommes à 98% sur la même longueur d’ondes, à un mot près.</p>
<p>Juliette Roy: J’ai lu votre livre qui est très intéressant. Votre philosophie et vos valeurs sont similaires à ce que je veux exprimer en format audio, mais vous les retranscrivez dans un format ludique et écritc c’est très sympa à regarder. Parlez-moi un peu de votre livre.</p>
<p>Sabrina: “Be the change” est un livre qui a pour but d’inspirer les jeunes gens, en particulier les jeunes filles, à représenter une influence positive dans leur communauté. C’est, en partie, du coaching inspirationnel. Cela débute avec la prémisse que le changement doit naître au plus profond de notre être. Pour les jeunes et les gens, en général, se connecter à leur voix intérieure, être capable de visualiser le changement qu’ils veulent voir se réaliser ainsi que la créativité peuvent amplifier toutes sortes d’actions sociales. La troisième partie du livre est consacrée à des projets créatifs à réaliser soi-même, comme des T-shirts, des posters de protestation ou des badges avec une imagerie visuelle puissante qui peuvent amplifier votre message. Nous parlons de la créativité au sens large. Il ne s’agit pas seulement du fait d’être doué en art visuel. Cela peut être l’écriture, l’expression orale et l’organisation ou la création de relations. Cela peut être à propos de la spiritualité aussi. Vous pouvez être créative dans toutes les dimensions de votre vie. Vous puisez dans la créativité, dans votre propre sens de la force et de la paix intérieures et puis vous transposez cette action dans votre communauté.<br />
Eunice: Tu peux t’engager dans la communauté, là où tu te situes, par rapport à ce que tu peux faire et au moment où tu peux offrir. Personnellement, je suis plutôt introvertie mais l’art est le secteur dans lequel je suis vraiment efficace. Et donc, c’est ce que je connais, Je suis allée en Ohio pour frapper aux portes, durant les élections. J’ai trouvé que c’était une bonne, mais très stressante, expérience pour moi qui ne me sens pas à l’aise en parlant à des étrangers. C’était ma façon d’utiliser des outils et des compétences qui me sont familiers pour m’engager dans la communauté et pour amplifier l’action civique.</p>
<p>Juliette: Comment est-ce que l’idée du livre vous est-elle venue?</p>
<p>Sabrina: C’est une genèse. Je pense qu’il a mis des années à être réalisé mais ce qui nous a réellement inspirées à assembler une proposition de livre a été notre participation à la Marche des Femmes de Washington, après les élections de 2016.</p>
<p>Eunice: C’était tellement incroyable de voir toutes ces personnes et toutes ces banderoles fantastiques mais également l’énergie vraiment positive. Chacun était empli de peurs et dépassé par les résultats des élections. Vous ressentiez peut-être de la colère, je ne sais pas, un sentiment négatif..mais quand vous arriviez là-bas, ce sentiment de solidarité vous dépassait. Chacun était très positif. C’était vraiment une expérience qui bouleversait l’existence.<br />
Sabrina: Pour toutes les deux, ce fut une expérience bouleversante. C’était incroyable de voir diverses générations de femmes, là-bas et d’hommes également. Je pense que ça nous a ouvert les yeux. Le pouvoir de la créativité amplifiait et unifiait les gens autour d’un message.</p>
<p>Durant les élections présidentielles de 2016, les soeurs ont rejoint un mouvement grandissant de femmes qui ont décidé que le changement proviendrait seulement d’elles, et ne se déplacerait pas du sommet vers la base. Aujourd’hui, on remarque de plus en plus de femmes en politique, qui se présentent à des postes au niveau local, étatique ou national. Suite à la Marche des Femmes, Sabrina et Eunice voulaient continuer à utiliser leur créativité pour le bien social.</p>
<p>Sabrina: Alors que les élections présidentielles américaines approchaient, nous sommes devenues plus créatives. Dans un premier temps, nous avons lancé une campagne appelée “The future is in your hands” (L’avenir est entre vos mains). Il s’agissait de T-shirts, de tasses et de sacs comportant chacun des messages encourageant les individus à se déplacer, pour aller voter, lors de ces élections. Les élections passées, nous étions tous très tristes. Nous avons alors entendu parler de la “Women’s March” de Washington DC. Nous avons donc décidé de créer des posters de protestation pour cette manifestation et nous y avons participé. Nous avons ensuite créé des pins au profit des plannings familiaux et de “ACLU” ( American Civil Liberties Union). Ces ventes de pins ont levé plus de $10,000 pour ces causes. C’est fantastique.</p>
<p>Nous avons de plus en plus utilisé notre plateforme pour encourager les gens à sortir de chez eux, pour aller voter. Nous avons vendu des produits au profit de causes en lesquelles nous croyons. Lorsque nous avons vu les posters à la marche de protestation, nous avons réalisé que la créativité, sous toutes ses formes, peut être très puissante pour amplifier le changement sociétal, particulièrement pour les filles. En grandissant, nous étions très créatives mais nous ne pensions jamais que la créativité pouvait avoir un quelconque lien avec l’action citoyenne ou politique. Je pense que la créativité est souvent perçue de manière frivole. Songez à la façon dont l’art est perçu dans les écoles publiques! Il est considéré comme secondaire et non académique ou sérieux.  Ce que nous avons réalisé, au fil du temps, et qui sautait aux yeux, aux “Women&#8217;s Marches”, c’est que la créativité est une force très puissante et qu’elle peut être connectée à l’action citoyenne. Nous voulons explorer cette idée et surtout habiliter les filles, comme les jeunes filles que nous étions autrefois, afin qu’elles réalisent, via leurs centres d’intérêt pour l’art, le bricolage, la musique ou autre chose encore, que cela peut être une voie ou une rampe pour devenir une force de changement.</p>
<p>Eunice: Vous pouvez créer ces posters emblématiques, fun et positifs, qui comportent un message fort. L’un de mes favoris est celui avec lequel nous avons débuté. “The future is in your hands, get out to vote”.  Une campagne basée sur deux mains et une boule de cristal qui exprime: “l’avenir est entre vos mains, sortez de chez vous et allez voter!”. Je pense que c’est une image très forte. J’adore utiliser un design pour amplifier des messages. C’est un outil si puissant et souvent les gens ne sont pas conscients de l’impact d’un bon design ou d’une belle oeuvre d’art. Franchement, l’art peut amplifier un message et l’une de mes obsessions est d’utiliser un chouette design pour toucher le grand public. Il s’agit de démocratiser l’art et de le rendre accessible, compréhensible et puissant.</p>
<p>Sabrina: Je pense que le positivisme ou l’énergie positive sont très motivants. Une vision créative positive de l’avenir est plus motivante que les sentiments de colère, de déprime ou de victimisation. C’est un soutien car ce changement a lieu sur plusieurs générations. Vous ne pourrez pas vraiment encourager un changement s’il provient d’une colère. Il est difficile, je pense, d’être associé à un mouvement de colère, de lutte. Beaucoup de choses doivent être accomplies évidemment, mais c’est important de rester équilibré.</p>
<p>Eunice: Je  comprends très bien car je suis en colère et frustrée. Je ne peux  pas croire ce qui se passe, à ce monde d’aujourd’hui.</p>
<p>Sabrina: Oui, absolument. Je pense qu’il s’agit d’un art qui a une énergie, qui ne réduit ni la difficulté et l’importance de ces luttes, ni le fait que tant de vies sont en cause dans ces nombreuses problématiques. Tu essaies de soutenir les individus et de les rassembler, en même temps.</p>
<p>Juliette: Nous sommes au studio de KQED à San Francisco. Eunice et Sabrina ont un grand sourire sur leur visage et nous sommes très heureuses d’être ici. C’est très sympa de ressentir cette énergie et que notre travail a été si inspirant. Ce que j’entends est que vous avez réellement inspiré et lorsque je vous écoute, je me sens comme vous, inspirée.  Votre voix s’exprime, d’un ton sauvage et vous ne souhaitez pas vous taire.</p>
<p>Eunice: <strong>Je pense que nous prenons très au sérieux l’idée de diffuser une énergie positive, un changement positif dans le monde. Une bonne énergie d’êtres humains décents qui traitent les autres individus avec respect et reconnaissance. Je veux promouvoir ce message le plus humainement possible et encourager les autres à se traiter avec respect et gentillesse, également. C’est une partie très importante de notre approche globale.</strong></p>
<p>Juliette: Avant les élections, nous parlions à de jeunes amis progressistes  qui nous disaient qu’ils ne voteraient pas pour le candidat démocratique. Ils disaient qu’ils voulaient du changement. “Nous ne voterons pas pour elle”. “Nous ne pensons pas le faire”. “Cela va provoquer un changement et nous sommes prêts à voter pour Trump car nous pensons qu’une révolution civile se produira ensuite”. Je me rappelle les avoir traités de fous. C’est très dangereux. C’est une position très dangereuse. Rétrospectivement, en considérant le résultat de ces élections, je les vois comme un catalyseur de changement. Il y a tant de graines (semées), tant de choses qui se produisent déjà et de gens qui souffrent de l’inégalité. Ils sentiront cette tension et penseront qu’ils ne travaillaient pas bien, mais d’une certaine façon, cette élection a juste augmenté et libéré toute cette énergie. Donc je voulais juste vous demander ce que vous pensiez que cela signifiait?</p>
<p>Eunice: Si nous survivons à cela, peut-être que ce sera une bonne chose.</p>
<p>Sabrina: Je pense que ce président est un reflet de notre société. Il est un symptôme de l’évolution des moeurs de la société.  J’ai de l’empathie pour le point de vue de votre ami progressiste. Il me semble que c’était extrêmement risqué,  qu’il s’agissait d’une manoeuvre téméraire, un si grand risque de de voter pour un candidat comme lui. Je pense cependant qu’il est vrai que notre société est à un tournant critique. Nous devons nous réveiller, en masse, nous impliquer et gérer les problèmes systémiques que nous rencontrons. Nous avions besoin de ces évènements, quelque part, pour faire se réveiller les individus et les pousser à agir.</p>
<p>Juliette: C’est vrai? Je ne sais pas si vous avez suivi les mouvement “#metoo” et “March for Life” et “(March) for Diversity”. J’ai l’impression que ces initiatives émergent de tous côtés et que leurs auteurs sont infatigables. De plus en plus de personnes rejoignent ces mouvements, à commencer par la très jeune génération.</p>
<p>Sabrina: C’est très excitant. La situation n’est pas idéale mais elle a des avantages.</p>
<p>Les élections de 2016 ont conduit Sabrina et Eunice à établir un lien entre ce qui se passait dans le monde et ce qu’elles avaient réalisé avec leur boÎte de design depuis des années. Elle s’appelle “Hello Lucky”, et elle est au coeur de leur activisme social.</p>
<p>Sabrina: Nous designons/créons tout, depuis les cartes de voeux aux tissus, en passant par les livres pour enfants. C’est l’itération actuelle de “Hello Lucky”. L’aventure a débuté, il y a quatorze ans, avec un studio de typographie/d’impression de cartes.</p>
<p>Eunice: Dans ma cuisine, par hasard! C’est un aspect de notre entreprise. Je n’ai débuté de rien. J’ai juste acheté une presse sur Ebay avec toutes mes économies. J’ai commencé à réaliser mes propres projets et à les présenter à l’extérieur. Nous étions des femmes entrepreneurs qui se sont lancées et ont débuté. Nous voici, quatorze ans plus tard!</p>
<p>Sabrina: Nous avons choisi l’impression de cartes de voeux et la typographie, l’année où Facebook se lançait. La technologie devenait envahissante, déjà à l’époque. Je pense que nous étions sensibles au fait que les cartes de voeux sont belles et tactiles. Nous réalisions à quel point une note écrite approfondit les connections entre les personnes. Je ne pense pas que nous étions nécessairement conscientes de ce qui se passait au moment-même, mais que nous l’avons plutôt réalisé rétrospectivement. C’est quelque chose qui nous a motivées. En plus, avant de fonder une entreprise, j’avais travaillé dans le secteur associatif artistique en fondant/finançant “Arts education”. J’avais étudié l’histoire de l’art et j’étais fort enthousiaste à propos du rôle des arts et de la culture dans la création d’une mentalité, d’une histoire, pour amplifier les messages et connecter les individus. L’idée de créer des sortes de formes démocratisées/popularisées/populaires comme les cartes de voeux me parlait plus particulièrement. Lorsque nous avons lancé “Hello Lucky”, il y avait presqu’une petite graine de changement social, dans ce que nous réalisions. La presse d’imprimerie était, à l’origine, le medium/le format de distribution de documents pour la protestation sociale de Martin Luther King et la réforme protestante. L’imprimerie  y trouve son origine. Il y a cet élément historique pour préserver cet artisanat. Cette histoire, cet héritage nous ont poussées vers les cartes imprimées /cartes typographiées. Nous avons consacré beaucoup de temps à développer un business viable. Nous avons fait une grande incursion dans la création d’invitations de mariage personnalisées. Nous avons aidé les personnes à planifier leur mariage et leurs cartons d’invitation. Cette célébration importante et personnelle/intime nous a motivées. Au fil du temps, nous réalisions que nous souhaitions retourner à nos racines créatives. Lorsque nous planifiions des mariages, il s’agissait plutôt de logistique et de détails de dernière minute pour aider la mariée plutôt que des créations à partir de zéro. C’était ce que nous souhaitions réellement faire. Nous avons donc clôturé ce business et nous nous sommes concentrées à devenir uniquement un studio de design. A ce moment-là, nous avons décidé de nous questionner, de remettre en question ce que nous étions en train de faire. Pourquoi des cartes imprimées? Pourquoi est-ce si important?</p>
<p>Eunice et Sabrina se sont retrouvées, avec leur partenaire professionnel, en Oregon et elles se sont lancé un défi personnel: écrire plus de lettres.</p>
<p>Sabrina: Nous avons donc débuté le “Write_On challenge” avec elle. C’était son idée et nous l’avons commencée ensemble. Nous avons lancé un défi d’écrire trente lettres en trente jours. Durant le mois d’avril, mois national de l’écriture de lettres, nous avons offert des kits gratuits de cartes imprimées. De façon inattendue, deux milles personnes se sont enregistrées pour recevoir ces paquets, la première année.  C’était clair qu’il existait ce besoin et ce désir de groupe de reprendre contact en dehors de l’internet/de façon traditionnelle.</p>
<p>Ecrire des lettres apporte une connection humaine plus que nécessaire à l’âge digital. Les soeurs croient que les relations humaines sont ce qui rend la vie digne d’être vécue. Elles sont fondamentales à la sensation de bien-être de chacun.</p>
<p>Sabrina: Nous avons commencé avec la campagne “Write_on” qui a eu beaucoup de succès et nous avons continué de bâtir une communauté qui compte, à présent, plus de dix milles membres. Cela nous a ouvert les yeux et nous avons songé à donner à notre business un sens plus profond au moment où nos enfants sont nés. Je pense que ce fut une révélation, pour moi, et pour toutes les deux, en fait. Comment montrons-nous l’exemple? En étant de belles personnes, en redistribuant, en ayant un impact, pour nos enfants. Cela nous a mené à explorer mieux ce que nous pouvions réaliser avec la plateforme “Hello lucky”.</p>
<p>Eunice et Sabrina ont decidé que l’étape suivante était d’écrire un livre intitulé “Be the Change”. Le livre est un guide inspiré, pour les jeunes filles, qui leur explique comment être des activistes dans leurs communautés.</p>
<p>Sabrina: Le livre est une extension de notre activisme social grandissant via notre business et via un chemin parallèle. J’ai également été pas mal impliquée dans le travail associatif. J’ai siégé au conseil d’administration d’une organisation appelée “Mosaic” qui aide les jeunes à se comprendre au-delà des différences, et à ensuite accomplir un travail important, au niveau de l’engagement citoyen, suite aux élections. Elle met en contact des personnes de différentes tendances politiques, lors de débats. Elles apprennent à avoir plus d’empathie les unes pour les autres et essayent de collaborer pour trouver un terrain d’entente.<br />
Tout ce travail associatif que j’accomplissais, suite aux élections, a nourri le contenu du livre “Be the change” afin de tenter d’aider les jeunes à acquérir les outils pour négocier, dans les conflits, de façon pacifique. En effet, chaque fois que nous exercerons une action citoyenne ou que nous procéderons à un changement d’attitude, un conflit naîtra. Comment trouvent-ils la force intérieure pour effectuer ce travail? Comment travaillent-ils, en relation avec les autres, pour trouver un terrain d’entente et pour avancer ensemble? Tout cela était très inspirant pour le livre également.</p>
<p>Juliette: Pourquoi se concentrer sur les enfants comme auteurs de changement? D’où est-ce que cette idée provient-elle?</p>
<p>Eunice: Ils sont incroyables. La génération suivante est fantastique. Prêtez attention aux jeunes de Parkland. Ils sont si inspirants et j’adore l’idée qu’ils aient grandi avec les réseaux sociaux et qu’ils les utilisent de façon aussi inspirée. Leur réaction et eux-mêmes sont incroyables.</p>
<p>Sabrina: Je pense qu’une grande inspiration provient de nos propres enfants, de leur éducation et de l’introspection liée à cela. Ma motivation pour écrire ce livre est une prise de conscience. J’ai beaucoup travaillé sur moi-même, en tant que parent. Lorsque je suis devenue mère, j’ai revisité le type de culture dans laquelle j ai grandi et j’ai remis en question ces choses. L’une de mes conclusions importantes était concernant le fait que l’âge de développement n’est pas l’âge chronologique. Il s’agit de séparer ces deux notions lorsque vous considérez les jalons d’évolution de votre enfant en bas âge. C’est également vrai pour les adultes. Ce n’est pas parce que tu as plus de soixante-dix ans que tu es mature. Votre vie intérieure peut être emplie de sagesse et de maturité. Je l’ai réalisé en observant notre président actuel.<br />
La notion que j’ai incorporée est que de nombreux enfants sont nés avec une sagesse plus importante que celle que nous leur accordons, en tant qu’adultes, parfois. Peut-être n’avons-nous pas accompli notre propre tâche? L’idée est qu’il y a tant d’outils disponibles ces jours-ci, et particulièrement, grâce à l’internet, tant de ressources pour les parents et les individus, en général, pour effectuer leurs tâches et réaliser leur plein potentiel. Pourquoi ne pas donner ces outils aux enfants plus tôt? Le plus tôt possible pour qu’ils reconnaissent leur propre pouvoir, écoutent leur propre voix intérieure et commencent à être actifs, dans leurs communautés, sans attendre d’être adultes.</p>
<p>Eunice: Les enfants sont fantastiques car ils se comportent de façon innocente. Ils ne jugeraient jamais quelqu’un d’après sa couleur de peau. Ce qui est malsain, c’est leur environnement qui les imprègnent de lourdes problématiques. Il est important d’enseigner aux enfants, de façon précoce, à être gentils et à ne pas juger les individus sur la base de leur couleur de peau, de leur orientation sexuelle ou d’autre chose encore. Mes enfants ne songent même pas que ces points sont problématiques.</p>
<p>Eunice: Les génération plus jeunes sont bien plus empathiques et ouvertes d’esprit que les générations précédentes. Leur attitude est incroyable et je pense que cette génération suivante va nous mener vers un monde bien meilleur. Je l’espère.</p>
<p>Sabrina: Je suis d’accord. Il faut que ce soit intentionnel. Cela doit être volontairement enseigné et nous devons constamment apprendre, par nous-même, au fil d’une vie. Vous savez, aussi jeunes qu’à deux ans, les enfants présentent des préjugés. En 4ème et 5ème année du primaire, ils sont les plus ouverts et mûrs pour apprendre les problèmes systémiques de discrimination et de justice sociale. C’est un moment propice pour leur enseigner tous ces outils pour être des auteurs de changements efficaces, ainsi que comment trouver des terrains d’entente et être activistes. Ensuite, lorsqu’ils entrent au Collège puis au Lycée, si vous n’y portez pas attention, les préjugés et certaines idées plus négatives deviennent récurrentes et ancrées dans la culture des jeunes d’une même tranche d’âge. Un manque d’instruction immédiate au Collège, par exemple, nous a motivées à adresser ce livre aux dix-quinze ans. Comment pouvons-nous les atteindre et leur enseigner délibérémentement ces valeurs alors qu’ils sont encore suffisamment ouverts d’esprit? En leur donnant des outils, une inspiration et un aspect créatif qui encourageront beaucoup d’enfants à s’impliquer.</p>
<p>“Be The Change” a déjà un impact sur les jeunes. Eunice et Sabrina ont proposé à un groupe d’ados de lire les épreuves de leur ouvrage. Elles voulaient un retour de la jeunesse. Une des jeunes, la fille d’une amie de Sabrina, s’est inspirée du livre pour contribuer à l’organisation d’une marche nationale dans son Collège d’ Half Moon Bay, en Californie.</p>
<p>Sabrina: Une des choses qu’elle m’a partagée par email est que ce livre est exactement ce dont les jeunes comme elle ont besoin, pour le moment. Il est tellement positif et revigorant/habilitant. Elle sent qu’il y a une grande opportunité mais aussi une responsabilité des jeunes, pour le moment, d’incarner le changement, de s&#8217;engager d’une façon dont les adultes ne l’ont pas fait. Ce livre l’a vraiment inspirée. C’est ce dont elle et ses amis ont besoin.</p>
<p>Sabrina: C’est l’objectif du livre, de vraiment toucher les jeunes et d’établir une connection avec eux. C’est motivant. J’espère que d’autres histoires vont en découler et que les jeunes vont considérer ceci comme une façon de marquer, de leur empreinte créative, le travail qu’ils effectuent dans le monde.</p>
<p>Eunice: Nous pensons que le livre a vraiment pour objectif d’être un petit outil, une petite chose que nous pouvons offrir, en plus de nombreuses autres initiatives. Le changement s’opère pour le moment, de nombreuses personnes s’impliquent. Ce n’est que notre petite contribution de deux centimes.</p>
<p>“Be The Change” explore la création de changement via le gouvernement, la culture et l’économie. Vous pouvez voter ou être volontaire lors d’une campagne, par exemple. Vous pouvez boycotter une marque/ne plus consommer une marque. Vous pouvez choisir où vous dépensez votre argent. Vous pouvez envoyer des messages positifs sur les réseaux sociaux, composer de la musique ou réaliser un poster. La clé est de garder un message simple et clair. De cette façon, les enfants peuvent être acteurs d’un changement qui leur conviendra le mieux.</p>
<p>Sabrina: C’est un écosystème, tant de choses interagissent. Il y a des façons d’avoir de l’influence et du pouvoir, qui ne vous impliquent pas directement avec le gouvernement, si cela ne vous plait pas.</p>
<p>Juliette: Oui et je pense que c’est vraiment l’idée de ce podcast. Savez-vous pourquoi le premier épisode portait sur la pollution plastique? Juste après avoir entendu une amie qui nous a donné un exposé sur les pailles en plastique et leur impact sur l’environnement, j’ai arrêté de les consommer. Votre attitude peut avoir un gros impact et cela ne m’a pas coûté grand chose. C’est donc très accessible. Je pense que l’idée était celle de petites actions, accessibles à notre niveau. Cela ne veut pas dire que vous devez tout changer dans votre existence. C’est trop accablant de faire cela. Mais le petit pas qui, sans que vous le réalisiez, a un très gros impact dans le monde.</p>
<p>Eunice: C’est un peu addictif, franchement. Commencer avec les pailles en plastique puis peut-être manger de la nourriture qui pousse localement. Ce n’est pas trop contraignant. Vous ne devez pas le faire avec votre régime alimentaire entier, mais un peu, par ci par la. Et puis peut-être essayer d’acheter moins de vêtements. Pas autant de vêtements et ces petites choses peuvent faire une grande différence. Je pense que lorsque tu commences à le faire, tu réalises que ce n’est pas si difficile. Il y a un effet boule de neige.</p>
<p>Juliette: Oui, je suis d’accord.</p>
<p>Sabrina: Pour moi, ce livre est une prolongation de moi. Je vais prendre un risque et parler d’une expérience très personnelle. Ce livre était une expérience presque spirituelle. C’est un éveil spirituel que j’ai vécu à 40 ans, après avoir eu mes enfants, qui m’a menée à cet état d’esprit.<br />
Je n’avais pas vraiment ressenti de sentiment d’autonomie, de confiance et j’étais plutôt motivée par la création de notre projet, par le succès défini par d’autres personnes. Je me sentais fort alourdie par différents commentaires que l’on m’avait adressés, qu’il s’agisse du système, de l’école, des parents ou de la culture au sens large. Je pense que je me sentais très restreinte personnellement, par de nombreuses histoires. Cela se manifeste par le mental qui s’exprime et s’en fait. Des pensées comme: “Je ne suis pas assez bien”. J’ai passé une bonne année à lire et à faire des recherches, à apprendre des techniques de méditation pour rebrancher mon cerveau et me transformer de l’intérieur. Cette expérience fut fondamentale/transformative pour moi, au niveau de mon amour propre, de ce que je ressentais à propos de mon rôle dans le monde, au niveau de mon existence et de mon potentiel pour la seconde partie de ma vie. Ce fut une sorte d’expérience d’éveil. Tout ce que j’ai réalisé, depuis lors, tourne autour de comment aider à partager ces outils, comment rendre cela possible pour les autres car c’est tout-à-fait faisable. Vous ne devez pas laisser votre vie s’écouler en songeant que vous ne valez rien et que vous ne modifierez pas quoi que ce soit, à cause de circonstances ou d’une enfance difficiles. Vous ne serez pas à même de changer les choses.</p>
<p>Eunice: Je plaisante toujours à propos du fait que mon animal spirituel est le golden retriever. J’ai toujours été dans cette sorte d’espace cérébral étrangement zen. J’adore utiliser mes compétences de design et enseigner aux autres comment utiliser leur créativité pour vraiment faire passer leur message. C’est un outil si important. J’adore être créative. Si vous me laissiez seule, je passerais mon temps à être créative, à enseigner comment canaliser cette énergie et vraiment retirer beaucoup de plaisir dans la vie, en étant créatif. Je pense qu’il s’agit d’une activité que j’aime beaucoup donc j’ai juste rejoint Sabrina et ses motivations profondes et j’ai ajouté mes deux centimes/mon humble contribution.</p>
<p>Sabrina: J’ai toujours admiré Eunice au niveau spirituel, même si elle ne décrit pas du tout l’état dans lequel elle se trouve, lorsqu’elle est créative, comme spirituel et qu’elle n’est pas un être spirituel.</p>
<p>Eunice: Non.</p>
<p>Sabrina: Pas du tout mais je l’ai toujours admirée car j’avais pris conscience, dans mon propre travail, de cet état dans lequel tu plonges,, cette énergie. Tu te connectes à ton toi intérieur  à la meilleure version de toi, à une puissance supérieure. Si tu crois en un pouvoir supérieur, il s’agit du même état que celui dans lequel Eunice se retrouve quand elle dessine. La créativité et la spiritualité sont essentiellement semblables.</p>
<p>Eunice: C’est également en donnant cours à mes enfants que j’ai découvert à quel point la créativité est un outil utile. Nous sommes un bon exemple de comment se tromper, puis se relever, s’entêter et essayer encore. Un exemple de l’importance de revenir au tableau blanc, de ne pas s’emmêler dans son ego et juste vouloir se tromper. L’erreur est en fait une part positive du processus. J’enseigne à mes enfants qu’il est acceptable de se tromper, ce qui est très difficile à comprendre, à huit ans. Je pense que la créativité est un bon langage pour essayer de leur enseigner cette attitude.</p>
<p>Sabrina: Le changement sociétal est un processus créatif. Il y aura donc des revers et des échecs. Vous allez réaliser quelque chose, puis prendre conscience que c’était une erreur et que vous vous êtes égarés. Je n’ai pas réalisé que c’était ainsi que ce groupe d’individus se sentait, je pensais que j’essayais de les aider alors qu’en fait, je les blessais totalement. Tu dois être ouvert, il faut revisiter et constamment recréer et écouter. Tu dois prendre une nouvelle inspiration et de nouvelles idées et apprendre lors d’un processus continu de croissance dans la création pour avoir une influence positive plutôt que de contribuer à un conflit et à une mauvaise perception ou compréhension.</p>
<p>L’enfance d’Eunice et Sabrina a joué un grand rôle dans leur vision du monde aujourd’hui. Leur mère est chinoise et leur père est diplomate américain. Elles sont nées en Chine mais ont vécu enfants, en Asie du Sud-Est, en Afrique, en Birmanie, en Lybie et en Malaysie.</p>
<p>Eunice:  Nous sommes métisses et nous avons toujours été très fières de cela, en fait. Je ne sais pas ce que nos parents ont fait. Je ne me rappelle pas qu’ils aient fait quoi que ce soit de particulier.</p>
<p>Juliette: Votre père est américain.</p>
<p>Vous pouvez notre épisode avec Eunice et Sabrina ici. [en anglais]
<iframe src="https://widget.spreaker.com/player?episode_id=15778037&amp;theme=light&amp;playlist=false&amp;playlist-continuous=false&amp;autoplay=false&amp;live-autoplay=false&amp;chapters-image=true&amp;episode_image_position=right&amp;hide-logo=true&amp;hide-likes=true&amp;hide-comments=true&amp;hide-sharing=false" width="100%" height="200px" frameborder="0"></iframe></p>
<p>Oui, il est américain, originaire du Minnesota. Ses ancêtres étaient européens. Il est blanc, blanc, blanc, très pâle, en fait. Pâle au point d’attraper des coups de soleil. Nous avons grandi en déménageant, tous les trois ans.</p>
<p>Juliette: Deux filles qui ont vécu dans de nombreux pays, surtout asiatiques&#8230; Comment pensez-vous que cela influence votre vision du monde aujourd’hui?</p>
<p>Eunice: C’est un peu surréel de vivre ici, à présent, spécialement avec cette problématique de suprémacisme blanc, aux Etats-Unis. Nous avons grandi dans des pays où les blancs étaient de loin minoritaires, pays à majorité musulmane ou bouddhiste. Etre ici, dans cette situation toxique de mouvement suprémaciste, est étrange pour nous, difficile à comprendre. Nous percevons comment la réalité devrait être, je suppose.</p>
<p>Sabrina: Ceci dit, à propos de nationalisme et de suprématie d’une race&#8230; Nous plaisantions, plus tôt, au sujet du fait que notre maman était, à sa façon, une suprémaciste asiatique car elle pense que les chinois sont plus intelligents et ont tout compris ou sont génétiquement supérieurs. Pas sérieusement, bien sûr. Cela se vérifie quand il y a un type de majorité qui impose une façon de penser en groupe.Des sentiments supérieurs potentiels, une supériorité par rapport à la minorité et cela existe partout.</p>
<p>Juliette: Partout oui.</p>
<p>Sabrina:  Lorsque nous avons déménagé ici, Nous avons pris conscience, au fil du temps -cela nous a pris un moment- des conflits, de l’inégalité, de la discrimination. Le ventre miteux d’une vision polissée de l’Amérique, que nous avions de l’extérieur.</p>
<p>Sabrina: Un autre exemple intéressant est celui-ci..Quand nous avons déménagé pour la première fois, aux Etats-Unis, les gens nous demandaient d’où nous venions et ma réponse était:”Je suis américaine”. Je ne comprenais pas, les gens me disaient: ”Bien sur que tu es américaine mais d’où es-tu en Amérique?” Ce genre de question m’a ouvert les yeux, au fil du temps, à propos des nuances de ségrégation des différentes populations,  qu’il s’agisse de la classe ouvrière blanche ou des immigrés récents ou encore des sans-papiers. Il y a tant de différences, de diversité, de types de personnes vivant ici, tant d’expériences différentes des individus, en tant qu’ Américains. Malheureusement, il y a beaucoup de conflits et d’inégalités dans ce spectre. On a du pain sur la planche, dans ce domaine. En même temps, (je pense qu’à un certain niveau), j’ai réellement le sentiment que nous sommes tous américains et interconnectés. Nous sommes solidaires, unis dans la différence. Nous avons observé l’Amérique à distance et nous avons vu son potentiel. Nous ressentons que cette réalité est une possibilité.</p>
<p>Juliette: Cela me semble logique de commencer avec un business de cartes de voeux imprimées. Il a débuté avec l’envoi de cartes postales car c’est la première chose que tu réalises. Lorsque nous voyagions, nous envoyions des cartes postales à la famille, donc c’était logique de débuter ce business.</p>
<p>Eunice: C’est vrai, nous recevions les lettres via l’ambassade des Etats-Unis. Nous réceptionnions ces paquets de lettres et c’était très excitant de recevoir quelque chose en provenance des Etats-Unis, comme “Seventeen Magazine”.</p>
<p>Juliette: Une carte postale ou une carte de voeux permet de témoigner de l’affection  pour quelqu’un, d’admettre que tu l’apprécies car tu lui écris.</p>
<p>Sabrina: Exactement.</p>
<p>Eunice: Tu prends du temps pour eux.</p>
<p>Juliette: Ca a été très chouette pour moi de découvrir l’école de ma fille. L’écriture représente une part importante de l’enseignement. Mettre les enfants à l’aise dans l’écriture, en écrivant ses sentiments et en montrant son affection et reconnaissance pour les individus. Cela a été très excitant à regarder.</p>
<p>J’ai acheté une copie du premier livre d’Eunice et Sabrina, “Happy Mail”, pour ma fille Mia et sa meilleure amie Lyla. Je voulais les inspirer à s’écrire l’une à l’autre et à être créatives. La plupart des communications aujourd’hui sont électroniques&#8230;Comment une lettre peut-elle représenter plus de valeur?</p>
<p>Quand j’ai reçu le livre “Be The Change”, Mia travaillait sur un poster à la maison pour un projet d’école, à propos d’un livre intitulé “Wonder”. C’est l’histoire d’un garçon différent physiquement mais qui a une beauté intérieure. C’était le moment idéal! Le livre donnait des idées pour créer son poster de façon consciente, au niveau social.</p>
<p>Mon idée suivante est de parler du système politique américain avec elle. Certains livres en parlent de façon adaptée aux enfants. Je veux poursuivre la conversation à propos de ce qui doit être changé et comment créer une société plus égalitaire.</p>
<p>Mia est une fan importante de “Be Your Change”. Elle a été l’une des premières initiatrices de la famille à ne plus utiliser de plastique. Elle m’a demandé, l’autre jour, combien de plastique nous utilisons en un jour. Nous avons recherché l’information: un million de bouteilles en plastique sont produites chaque minute et 91% d’entre elles ne sont pas recyclées. Ceci concerne seulement les bouteilles en plastique&#8230; A présent, créons un poster à ce propos!</p>
<p>Les enfants ont le pouvoir de créer le changement. Nous l’avons remarqué avec les étudiants du Lycée de Parkland qui ont défendu le contrôle des armes. Mais nous, adultes, nous pouvons également incarner le changement. C’est pourquoi Sabrina et Eunice ont une série de livres pour adultes.<br />
Sabrina:  L’un d’eux est intitulé “My mom is magical” et il sera disponible en avril. C’est un livre qui rassemble les mères et leurs enfants et qui célèbre à quel point ils sont fantastiques. Nous pensons qu’il n’est jamais trop tôt pour commencer à responsabiliser les enfants. Les parents sont une audience mûre pour ces leçons car ils représentent les exemples de changements. Ainsi leurs enfants seront plus inspirés à représenter le changement, également.</p>
<p>Eunice: Il y a aussi un livre associé intitulé “My dad is amazing” pour la catégorie des pères, mal desservie.</p>
<p>Juliette: Merci beaucoup. Ce fut un réel plaisir de vous parler aujourd’hui. J’espère sincèrement que ce livre aura du succès et qu’il impactera la vie de nombreuses personnes.</p>
<p>Sabrina: Merci de nous avoir accueillies. Il nous a été agréable de te parler.<br />
Eunice: Super chouette.</p>
<p>Eunice et Sabrina Moyle croient que les enfants et les adultes peuvent utiliser la créativité pour provoquer le changement, pour se développer et grandir, en tant qu’êtres humains. (Il s’agit de) nous mettre au défi, dans toutes les directions et de tout remettre en question.<br />
La créativité est une grande part de ma vie. Elle est une source constante de joie et de bonheur. Mon esprit créatif est en éveil dans les galeries d’art, les musées, le cinéma, devant l’architecture ou les sculptures. L’art me fait sourire et voir plus grand/réfléchir. C’est une thérapie de guérison, une façon excellente d’affronter la politique et la souffrance du monde réel.</p>
<p>Ecouter Sabrina et Eunice a résonné en moi/m’a interpelée. J’ai affronté les mêmes montagnes russes. A quarante ans, j’ai essayé de donner du sens à ma vie et de me rapprocher de mes valeurs. Par-dessus tout, j’ai tenté de m’impliquer dans une activité qui a du sens.</p>
<p>Ma formation est la technologie. Travailler dans ce secteur ne correspondait pas à ce que j’imaginais. Je n’aimais pas la culture d’entreprise et son environnement principalement masculin. Je comprends qu’elles doivent être profitable et que chacun veuille devenir riche mais quel est l’intérêt d’atteindre cela si les autres en souffrent? Est-ce le prix du succès?</p>
<p>Pour moi, le succès n’est pas seulement financier. Il comprend aussi les relations que nous établissons et l’impact que nous avons sur la vie des autres. Etre dans un monde masculin, fermé n’était pas pour moi. C’est pourquoi, j’ai décidé de créer “Be Your Change”.</p>
<p>Le podcast est un exutoire pour parler de la perception différente du monde, pour partager mes pensées et mes observations ainsi que celles d’individus ayant des points de vue similaires, comme Sabrina et Eunice. Elles utilisent leur artisanat et leurs compétences politiques pour produire un contenu éducationnel, pour être activistes.</p>
<p>Nous avons écouté “Be Your Change”, il y a beaucoup de femmes fantastiques qui oeuvrent pour la création de changement&#8230;dans la mode, dans les mouvements du zéro déchet, via l’investissement à impact sociétal. Les chefs de file de cette communauté, que j’ai rencontrés, sont des femmes, de gauche et de droite. J’ai trouvé ma tribu!</p>
<p>C’est” Be Your Change”, un podcast qui crée le monde dans lequel vous voulez vivre.<br />
Dans notre prochain épisode, nous parlerons avec Valer Clark, une femme de soixante-dix-huit ans qui a passé les trente dernières années à travailler dans la restauration des terrains à la frontière du Mexique et de l’Arizona.</p>
<p>Notre rédacteur et producteur est Shuka Kalantari.</p>
<p>Je suis votre hôte, co-scénariste et productrice executive, Juliette Roy.</p>
<p>Notre traductrice est Auriane Mathieu. Enseignante de français à San Francisco.</p>
<p>Nous aimerions que vous contribuiez au changement en joignant notre mouvement. Likez-nous sur facebook.com/beyourchange. Inscrivez-vous à notre lettre d&#8217;information <a href="https://beyourchange.co/subscribe-to-our-newsletter/" data-wpel-link="internal">sur “be your change.co”</a> et parlez de notre podcast à vos connaissances.</p>
<p>C’est “Be Your Change” et je suis Juliette Roy. Merci de nous avoir écoutées.</p>
<p>Crédit Photographique: <a href="https://zoelarkin.com/" rel="noopener nofollow external noreferrer" data-wpel-link="external" target="_blank">Zoe Larkin</a></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Changer Le Monde En Dépensant Son Argent Humainement</title>
		<link>https://beyourchange.co/changer-le-monde-en-depensant-son-argent-humainement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Juliette Bouquerel]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Oct 2018 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[French]]></category>
		<category><![CDATA[impact social]]></category>
		<category><![CDATA[investissement solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[sociétal]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://beyourchange.co/changer-le-monde-en-depensant-son-argent-humainement/</guid>

					<description><![CDATA[Nous devons commencer à investir d’une façon respectueuse de la planète et de ses habitants. J’espère que ce mouvement ira dans cette direction.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Changer le monde commence par analyser comment nous dépensons notre argent, depuis nos achats quotidiens jusqu’aux fonds de pension à long terme. Aujourd’hui, dans <a href="https://beyourchange.co/be-your-change-podcast/" data-wpel-link="internal">Be Your Change</a>, nous explorons le terme d’ “impact investing<em>”</em>. Il revêt un sens différent pour chacun. L’idée de base est de s’assurer que l’argent que nous investissons ait un impact positif sur le monde.&nbsp;<br></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Rosa Lee Harden : Le défi, pour nous, est de répandre l’idée, auprès du grand public,&nbsp;d’un investissement alternatif. <em>&nbsp;</em></strong><br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Juliette Roy: Nous écoutons Rosa Lee Harden, référence dans le mouvement de l’impact social et co-fondatrice de “<a href="https://socialcapitalmarkets.net" rel="noopener nofollow external noreferrer" data-wpel-link="external" target="_blank">Social Capital Markets</a>” ou “SOCAP”. Il s’agit d’un réseau étendu d’investisseurs et d’entrepreneurs qui souhaitent que l’argent participe au bénéfice de tous.&nbsp;&nbsp;<br></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Rosa Lee Harden : Nous devons commencer à investir d’une façon respectueuse de la planète et de ses habitants. J’espère que ce mouvement ira dans cette direction.</strong> <br></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est “Be Your Change”, le podcast qui crée un monde dans lequel nous souhaitons vivre. Je suis Juliette Roy.<br></p>



<p class="wp-block-paragraph">“Be Your Change” traite des décisions que nous pouvons prendre chaque jour, à différents niveaux, dans nos existences et en fonction de notre temps disponible, pour créer un changement positif.&nbsp;<br></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Chaque choix que nous faisons importe. Les résultats s’additionnent. Modifier la façon dont nous dépensons notre argent, en consommant moins et mieux, les cercles auxquels nous appartenons, les histoires que nous écoutons&#8230;Chaque action est importante, et les actions mineures peuvent avoir un gros impact social sur le monde.&nbsp;<br></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai parlé avec Rosa Lee Harden, notre invitée du jour de “Be Your Change”, à la dixième conférence annuelle d’impact investing “<a href="https://socialcapitalmarkets.net" rel="noopener nofollow external noreferrer" data-wpel-link="external" target="_blank">SOCAP</a>”, à San Francisco. L’événement comptait des milliers d’investisseurs, d’entrepreneurs et de business leaders du monde entier qui souhaitaient découvrir ce mouvement émergent.<br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Bonjour Rosa, bienvenue dans notre émission.&nbsp;<br></p>



<h2 class="wp-block-heading">Investir de Manière Responsable</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Rosa Lee Harden- Je suis heureuse d’être là, merci de m’avoir invitée.&nbsp;</strong><br></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Juliette Roy </strong>&#8211; Merci d’avoir pris le temps de venir nous parler, malgré votre agenda fort rempli. Pouvez-vous expliquer ce qu’est l’ “impact investing” à certains de nos auditeurs qui ne comprendraient pas ce concept.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Rosa Lee Harden &#8211; Bien sûr. L’investissement à impact social, c’est prendre votre portefeuille d’investissement et, au lieu de simplement songer à la quantité d’argent que vous en retirez, c’est penser à ce à quoi votre argent va contribuer, à la façon dont il se comportera dans le monde. Vous pouvez investir dans l’entreprise qui vous donnera le meilleur retour sur investissement sans réaliser qu’elle ne partage pas vos valeurs. Une usine de munitions, une entreprise qui fabrique des produits en recourant à l’esclavage ou un projet impliquant des procédures auxquelles vous seriez farouchement opposés. Il s’agit de ces décisions-là. Je veux encore gagner de l’argent grâce à mon portefeuille d’investissement, mais à la condition d’utiliser des stratégies dans lesquelles l’argent investi ira dans des projets que j’approuverai et aura un impact qui changera le monde pour de bon. Cette pratique existe depuis dix/quinze ans. On en parle de plus en plus. Ce concept influence la façon dont les gens investissent rapidement. Les gens comprennent, à présent, que leur argent peut faire la différence. </strong><br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Juliette Roy:  Rosa Lee nous confie que de plus en plus de personnes souhaitent investir leur argent dans l’intérêt du bien-être sociétal. Il y a dix ans, Rosa et son mari ont lancé une société d’investissement tournée vers les entrepreneurs sociaux. Elle a commencé à attirer des individus qui désiraient débattre et s&#8217;éduquer sur l’investissement social. Ils ont alors décidé de les réunir lors d’une conférence, <a href="https://socialcapitalmarkets.net" rel="noopener nofollow external noreferrer" data-wpel-link="external" target="_blank">SOCAP.</a>&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Rosa Lee Harden: Ce rassemblement a évolué, ces dix dernières années.&nbsp; Une conférence attirant deux à trois cents individus est devenue un évènement rassemblant maintenant trois milles personnes.&nbsp;&nbsp;</strong><br></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’investissement à impact sociétal a commencé à devenir attractif  dans les années ‘60, durant la Guerre du Vietnam. Les étudiants ont demandé aux universités de ne plus investir leurs fonds de dotation dans les entreprise de défense … Certains disent que l’idée d’investir de façon socialement responsable date d’il y deux cents ans, quand John Wesley, le fondateur du mouvement méthodiste, dit à ses adeptes/disciples/paroissiens de ne pas réaliser de profit au détriment de leurs voisins et entourage. D’autres estiment que cette idée remonte même plus loin dans le temps, à l’époque biblique… Rosa Lee nous dit qu’aujourd’hui, le défi est de toucher une audience plus importante.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Rosa Lee Harden- Nous sommes dans cet espace où les individus qui sont de vrais convaincus/croyants, comprenant l’investissement à impact sociétal et une entreprise respectueuse de la société, réalisent que <a href="https://socialcapitalmarkets.net" rel="noopener nofollow external noreferrer" data-wpel-link="external" target="_blank">SOCAP</a> existe. Ces personnes se déplacent en masse pour assister à la conférence. C’est un domaine plutôt ésotérique. Le défi pour nous est de faire passer le message, auprès du grand public, qu’il existe une façon différente d’investir, et que si l’on veut en savoir plus, participer à la conférence SOCAP est l’idéal.&nbsp;</strong><br></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Impact investing n’est pas encore un courant dominant mais il évolue dans la bonne direction. Je pense que c’est en partie car les inégalités n’ont jamais été si importantes. Un nouveau rapport d’Oxfam montre que le fossé d’inégalités s’est tellement agrandi<strong> que les plus privilégiés au monde possède 82% de la richesse. Les gens veulent du changement. Une étude récente montre que 79% des “millenials” veulent investir en vue d’avoir un impact sociétal et financier&#8230; </strong>Les managers de sociétés d’investissement traditionnelles en prennent note. Merrill Lynch offre maintenant des produits d’investissement à impact sociétal et des conseils dans ce sens. Goldman Sachs a récemment acquis une firme d’investissement à impact sociétal. Rosa Lee nous dit que la croissance est bonne mais le défi est de combiner une croissance rapide et une pureté de la philosophie de l’impact investing.&nbsp;<br></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Rosa Lee Harden:  Il ne faut pas perdre la bataille contre ceux qui utilisent le “greenwashing” , c&#8217;est -à-dire quand les gens disent qu’ils font de belles choses juste pour vendre leurs produits alors qu’il ne sont ni durables ni respectueux de l’environnement. Ce que nous espérons faire est de vraiment construire avec intégrité plutôt que simplement essayer de faire du profit sur le dos de ce mouvement.  </strong><br></p>



<h2 class="wp-block-heading">Le basculement vers un investissement massif dans des nouveaux modèles d&#8217;entreprises est prévu pour 2020</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les gens engrangent des bénéfices. Une étude démontre que $15 millions ont été versés dans les investissements à impact sociétal en 2015. Le VC (Venture Capitalist) , Sir Ronald Cohen prédit que le point de basculement du mouvement aura lieu en 2020 lorsque l’impact global des capitaux devrait atteindre $300 milliards.&nbsp;</p>



<p style="background-color:#f9d5de" class="has-text-color has-background has-medium-font-size has-very-dark-gray-color wp-block-paragraph"><strong>Rosa Lee Harden</strong> &#8221; <strong><em>Mon point de vue personnel est que, si nous n’atteignons pas ce point de basculement rapidement, nous perdrons la bataille et nous mettrons notre planète en danger. Nous devons commencer à investir de façon à la protéger elle, pour qu’elle protège ses habitants. Je suis pleine d’espoir. Ce mouvement aura beaucoup d’impact sur ce point, en sensibilisant le grand public, en déplaçant le curseur, en faisant en sorte que ce point de basculement aura lieu lorsqu&#8217;il ne sera plus normal d&#8217;investir dans des placements que nous ne comprendrons pas. Nous devons convaincre d’être prudent dans notre façon d’investir en nous souciant de notre planète</em></strong><em>&#8220;</em> <br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une façon d’investir est de déposer son argent à la banque. Plus de trois douzaines de banques, comme Wells Fargo, Bank of America and CitiBank, soutiennent et financent le pipeline d’accès au Dakota. Des activistes climatiques et l’EPA, l’Agence de protection de l’environnement américaine, nous prédisent que le pipeline accroîtra les gaz à effet de serre, mettra en danger la faune et affectera les sources d’eau des tribus amérindiennes locales. En 2017, Seattle est devenue la première ville à couper ses liens avec Wells Fargo en signe de protestation.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>00:04:12 Juliette Roy &#8211;&nbsp; Que pensez-vous qu’il doit se passer à présent?&nbsp;</strong><br></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Rosa Lee Harden- Je ne sais pas ce que je recommanderais spécifiquement. Mon rôle dans ce mouvement est de continuer à m’impliquer dans cette conférence et d’autres événements plus humbles. Mon rôle est d’éduquer les individus à ne pas de livrer son fonds de pension à des inconnus en leur demandant de simplement faire fructifier leur capital. Chacun possède différentes options pour son capital. Qu’il s’agisse de $30,000 dans un certificat de dépôt, d’investir dans un “credit union” qui soutient sa communauté ou de millions de dollars, si vous êtes une personne prometteuse/de valeur nette élevée (a high net worth), vous collaboreriez avec une personne qui vous garantirait un retour sur investissement, pas seulement en dollars, mais également humainement, par exemple dans le secteur de l’éducation.&nbsp;&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Juliette Roy<strong> 00:06:47- Que recommanderiez-vous à nos auditeurs qui ne se considèreraient pas comme des investisseurs parce qu’ils ne pensent pas avoir $50,000 dollars à investir?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Rosa Lee Harden [00:07:12] Il ne s’agit pas seulement d’investissement. Cela peut être $100 que vous mettez dans un “credit union”. Cette démarche questionne les agissement de votre banque. Appréciez-vous ses valeurs? Recherchez une “credit union” ou une banque locale plus modeste qui soutient votre communauté locale. Réfléchissez à vos valeurs et trouvez une institution bancaire dans laquelle votre salaire peut passer quelques jours puis dépenser-le et n’ayez plus d’argent à investir mais au moins votre argent sera mêlé avec celui d’autres personnes qui partagent vos valeurs.</strong><br></p>



<p style="background-color:#f9d5de" class="has-background has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong>Rosa Lee Harden: &#8220;Ce que vous faites de votre argent est aussi important que ce que vous faites de vos investissements. Peut-être avez-vous commencé à regarder plus prudemment les emballages alimentaires pour voir si les produits étaient cultivés de manière écologique, localement et avec respect pour l’environnement? Vous faites peut-être attention à vos options vestimentaires et à ce qu’au moins quelques pièces proviennent d’une usine qui ne recourt pas à l’esclavage. Je suis une fan de ces produits mais mon ]iPhone et mon iPad sont composés de minerais et pour cette raison ces produits sont nuisibles à l’environnement. Les conditions de travail pour les produire ne sont pas idéales non plus…</strong>&#8220;<strong>[8:27] </strong><br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Juliette Roy: Un fournisseur d’Apple en Chine a pollué une rivière si sévèrement en 2013 que son eau est devenue laiteuse. Un rapport de <a href="http://www.greenpeace.org/archive-international/en/publications/Campaign-reports/Toxics-reports/Polluting-Paradise/" rel="noopener nofollow external noreferrer" data-wpel-link="external" target="_blank">Greenpeace</a> a démontré que, l’année précédente, la compagnie a aussi eu une politique médiocre en matière de recyclage. Apple a depuis promis de développer et de renforcer son programme de recyclage. C’est un premier grand pas. Mais je pense que la clé est de fabriquer des produits qui n’ont pas d’impact négatif sur l’environnement.&nbsp;<br></p>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-spreaker"><div class="wp-block-embed__wrapper">
https://www.spreaker.com/user/beyourchange/byc04-how-to-spend-your-money-to-create-?utm_medium=widget&#038;utm_source=user%3A10050729&#038;utm_term=episode_title
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Rosa Lee Harden: Je ne dis pas que tu dois tout vérifier mais peut-être trouver une seule cause dans ta vie, pour laquelle te battre, en devenant un consommateur averti.&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Juliette Roy- C’est génial car c’est exactement l’idée de ce podcast. J’adore que vous me disiez cela. Une de mes dernières questions car je sais que tu dois nous quitter&#8230;Tu es dans les tranchées chaque jour, actrice de changement dans le monde, créant un monde meilleur pour les générations futures&#8230;Quelles sont les tendances les plus excitantes que tu observes dans ta communauté qui te donnent de l’espoir pour l’avenir?&nbsp;<br></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Rosa Lee Harden- Cela va vous paraître comme aller en sens inverse mais je pense que le plus excitant pour moi est de voir à quel point la situation est catastrophique pour l’instant. [[00:10:18]] Ce que nous observons dans le gouvernement&nbsp; de ce pays aujourd’hui est une propension à la guerre, sans aucun respect pour les personnes de couleur qui se battent chaque jour pour leurs vies. Ils ne peuvent même pas obtenir l’honneur de s’agenouiller durant l’hymne national sans être rappelé à l’ordre. Les complexes de prisons industrielles sont en train de s’élargir&#8230; Des vies sont bafouées&#8230;Il est tellement évident que nous devons agir différemment.&nbsp; C’est excitant pour moi alors que c’est une époque dramatique. Je suis pleine d’espoir que l’homme ne sera plus capable d’ignorer cette réalité encore longtemps et de détourner le regard en se disant: “ Je vis ma vie avec des oeillères”. </strong></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>Vous ne pouvez pas vivre votre vie dans une société qui est si ouvertement irrespectueuse de l’humanité. </strong></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un des principes auxquels je tiens dans ma vie est le respect de la dignité humaine. </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>J’ai l’espoir que cela deviendra un mantra dans ce pays. Nous ne laisserons pas ce gouvernement continuer dans cette direction.&nbsp; Nous allons insister pour que cela change et cela me donne de l’espoir.&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Juliette Roy [00:12:03]&nbsp; Merci beaucoup pour ton temps et merci pour cette conférence fantastique. J’espère que vous toucherez deux fois plus de personnes l’an prochain et que la conférence ne fera que grandir. <br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Rosa Lee Harden: Peut-être pas doubler car nous ne pouvons accepter qu’une capacité de 10% supérieure. Merci quand même. 3000 personnes. Beaucoup d’invités à dîner!&nbsp;&nbsp;Super. Merci beaucoup. Merci.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Juliette Roy: <a href="https://socialcapitalmarkets.net/" rel="noopener nofollow external noreferrer" data-wpel-link="external" target="_blank">Socap</a> était de loin l’une des meilleures conférences ou je sois allée en 2017. La communauté d’investisseurs et d’entrepreneurs sociaux est bienveillante et les thèmes couverts allaient de réchauffement climatique à l’énergie solaire en passant par l’égalité raciale et les économies de quartiers. Comme Rosa Lee Harden l’a mentionné, il y avait de la nourriture&#8230;de loin la meilleure nourriture que j’aie eue en conférence, locale et organique. A la fin de la conférence, il y avait des food trucks et des groupes musicaux qui jouaient à l’extérieur. C’était un peu comme un mini<a href="https://www.sxsw.com/" rel="noopener nofollow external noreferrer" data-wpel-link="external" target="_blank"> SXSW</a> (South by South West)&#8230;Les gens sont d’habitude intimidé par les investisseurs. Le cliché de l’homme blanc privilégié qui travaille en finance. Mais Socap montre un visage plus diversifié des investisseurs. Il y avait des panels d&#8217;entrepreneurs au féminin, d’amérindiens et autres. Beaucoup de femmes présentées à la conférence travaillent dans des entreprises importantes ou gèrent leur propre fonds d’investissement. J’ai rencontré des gens du monde entier. C’était chouette. J’ai senti que je faisais partie d’une communauté. Les gens étaient gentils, aidants et inspirants. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Juliette Roy &#8220;Rappelez-vous que la meilleure chose que nous puissions faire comme consommateur est de nous éduquer sur&nbsp; ou nous notre argent est dépensé. Connaître notre banque, ses valeurs. Réfléchir à deux fois avant d’acheter un produit. Perpétuons-nous un mauvais système? Soutenons-nous des entreprises qui ont une mission d’impact sociétal? Si vous pensiez a investir, soyez certains que vous comprenez ce qui est fait de votre argent et l’impact que votre investissement a sur le monde.La facon dont nous depensons notre argent est une forme d’activisme et cela peut être un chemin direct vers une société plus égalitaire&#8221; <br></p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Vous écoutez Be Your Change, le podcast qui crée un monde dans lequel vous souhaitez vivre. Notre invitée du jour était Rosa Lee Harden, une référence dans le mouvement de l’investissement à impact sociétal et cofondatrice de <a href="https://socialcapitalmarkets.net" rel="noopener nofollow external noreferrer" data-wpel-link="external" target="_blank">Social Capital Markets</a>.&nbsp;<br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans notre prochain épisode, nous analyserons de plus près une entreprise qui a fait sienne la notion d’investissement à impact sociétal. Elle est appelée “<a href="http://www.angelsofimpact.com/" rel="noopener nofollow external noreferrer" data-wpel-link="external" target="_blank">Angels of Impact</a>”.&nbsp;<br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Laina Greene <strong><em>Ma mère était la fille d’un riziculteur. Elle a étudié la physique et puis a gravi les échelons. Elle a enseigné dans une des meilleures écoles de Singapour. Je suis bien placée pour savoir que les opportunités existent pour sortir de la pauvreté. Je sentais que j’avais un devoir de rembourser ma dette en aidant d&#8217;autres. D’où l’idée d’”<a href="http://www.angelsofimpact.com/" rel="noopener nofollow external noreferrer" data-wpel-link="external" target="_blank">Angels of impact</a>”. Nous ne soutenons pas seulement des entreprises sociales détenues par des femmes, nous soutenons ceux qui contribuent à diminuer la pauvreté. C’est ainsi que nous avons débuté.&nbsp;[00:19:26] </em></strong><br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous parlons avec <a href="http://www.angelsofimpact.com/our-team.html" rel="noopener nofollow external noreferrer" data-wpel-link="external" target="_blank">Laina Raveendran Greene</a>, sa co-fondatrice. Elle nous explique comment un groupe basé à Singapour investit dans des produits fabriqués par des femmes vivant dans la pauvreté. <br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Notre ingénieur pour cet épisode est Peju Makun.<br>Notre auteur et producteur est <a href="https://www.kqed.org/author/skalantari" rel="noopener nofollow external noreferrer" data-wpel-link="external" target="_blank">Shuka Kalantari </a><br>Je suis votre journaliste et productrice exécutive, <a href="https://beyourchange.co/ourteam/" data-wpel-link="internal">Juliette Roy.</a><br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous aimerions que vous rejoigniez notre mouvement. Likez nous sur facebook.com/beyourchange.&nbsp; Inscrivez-vous sur notre bulletin d’informations sur&nbsp;<a href="https://beyourchange.co" data-wpel-link="internal">beyourchange.co</a>&nbsp; et passez-vous le mot concernant notre podcast auprès de vos amis.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’était “<a href="http://beyourchange/podcast" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="nofollow external noopener noreferrer">Be Your Change</a>” et je suis Juliette Roy. Je vous remercie de m’avoir écoutée.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Traduction réalisée par Auriane Matthieu<br></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Comment Stéphanie Régni a lançé Fillgood pour réduire notre consommation de plastique</title>
		<link>https://beyourchange.co/4773-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Juliette Bouquerel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Aug 2018 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[French]]></category>
		<category><![CDATA[capitalisme conscient]]></category>
		<category><![CDATA[capitaliste solidaire]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://beyourchange.co/4773-2/</guid>

					<description><![CDATA[Vous trouverez ci-dessous la traduction de l&#8217;épisode de podcast Be Your Change produit et réalisée par Juliette Roy. Juliette Roy vit aux Etats-Unis depuis 2012. Après 5 ans à San Franicsco, elle habite aujourd&#8217;hui à Los Angeles. Passionée par l&#8217;économie solidaire, le mouvement zéro-déchet, la mode éthique et durable, et l&#8217;impact social des entreprises, elle]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Vous trouverez ci-dessous la traduction de l&#8217;épisode de podcast Be Your Change produit et réalisée par Juliette Roy.</p>
<p>Juliette Roy vit aux Etats-Unis depuis 2012. Après 5 ans à San Franicsco, elle habite aujourd&#8217;hui à Los Angeles. Passionée par l&#8217;économie solidaire, le mouvement zéro-déchet, la mode éthique et durable, et l&#8217;impact social des entreprises, elle a lancé son podcast Be Your Change afin de partager son observation des tendances américaines dans ce secteur. Elle souhaite partager des conseils et astuces pour que tout à chacun puisse participer à construire un monde équitable, et durable tournée vers l&#8217;écologie, l&#8217;environnement, la fin du gaspillage et la distribution des ressources et savoir.</p>
<p>Le podcast est produit en anglais, mais nous avons décidé d&#8217;en faire une traduction en français afin d&#8217;en faire bénéficier nos lecteurs francophones.</p>
<p>Cet article est traduit par Auriane Mathieu, professeuse de français à San Francisco.</p>
<p style="text-align: center;">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;</p>
<p><span style="font-weight: 400;">Vous écoutez </span><i><span style="font-weight: 400;">Be Your Change</span></i><span style="font-weight: 400;">, le podcast qui imagine un monde dans lequel vous souhaiteriez vivre. Je suis votre présentatrice, Juliette Roy. </span><span style="font-weight: 400;">Be Your Change traite des décisions que nous pouvons prendre, chaque jour, à différents niveaux, dans nos vies, à notre rythme, pour participer à la création d’un changement positif. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Chaque choix que nous faisons a son importance. Nous pouvons modifier la manière dont nous dépensons notre argent en consommant mieux et moins, réaliser un effort supplémentaire pour favoriser une ouverture d’esprit, choisir les cercles dans lesquels nous évoluons, décider de vivre parfois non connectés, et de choisir les histoires que nous écoutons. Chaque geste a son importance et les actions mineures peuvent avoir un important impact social dans le monde.  </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Dans notre premier épisode de Be Your Change nous portons notre attention sur les déchets, plus spécifiquement les déchets plastiques. Chaque année, huit millions de tonnes de déchets plastiques sont déversées dans nos océans. C’est environ le contenu de cinq sacs de grande surface remplis de plastique pour chaque pied de ligne côtière dans le monde. </span><span style="font-weight: 400;">Des pays décident d’agir. En France, les assiettes et verres en plastique jetables sont interdits. La capitale de l’Inde, Delhi a introduit une interdiction du plastique jetable.  </span><span style="font-weight: 400;">Mais ici, aux Etats-Unis, ⅔ de nos déchets atterrissent à la décharge. Certaines villes, comme San Francisco, sont plus efficaces que d’autres.</span></p>
<p><b><i>ROBERT REED &#8212; San Francisco génère entre quatre et cinq milles tonnes de déchets par jour. <a href="https://www.recology.com/" rel="noopener nofollow external noreferrer" data-wpel-link="external" target="_blank">Recology</a> accède à plus ou moins la moitié de ces déchets. </i></b><span style="font-weight: 400;">Robert Reed est le porte-parole de <a href="https://www.recology.com/" rel="noopener nofollow external noreferrer" data-wpel-link="external" target="_blank">Recology,</a> une coopérative qui recycle et composte les déchets urbains. <a href="https://www.recology.com/" rel="noopener nofollow external noreferrer" data-wpel-link="external" target="_blank">Recology</a> est présente sur environ quarante-cinq sites sur la Côte Ouest des Etats-Unis.</span></p>
<p><b><i>ROBERT REED: Deux milles à deux mille cinq cents tonnes américaines de déchets sont manipulées et gérées chaque jour par<a href="https://www.recology.com/" rel="noopener nofollow external noreferrer" data-wpel-link="external" target="_blank"> Recology</a> .Nous recyclons et compostons la plupart de ces déchets. </i></b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Robert nous précise que <a href="https://www.recology.com/" rel="noopener nofollow external noreferrer" data-wpel-link="external" target="_blank">Recology</a> reçoit le contenu d’environ cent camions poubelles par jour. Il nous informe du fait que 80% des déchets de San Francisco évitent ainsi la décharge.  </span><b><i>L’idée est que, sur la totalité des déchets générés par San Francisco, 80% sont réutilisés, réduits, recyclés ou compostés et que les reste seulement, est envoyé à la décharge. </i></b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Leur objectif est zéro déchet. Mais les objets comme les pailles en plastique et les verres en polystyrène ne peuvent être recyclés. Robert nous dit que c’est NOUS qui devons prendre part à la réduction de la quantité de déchets finissant à la décharge. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Ceci nous mène à notre invitée principale: Stéphanie Regni, fondatrice de <a href="https://www.fillgood.co/" rel="noopener nofollow external noreferrer" data-wpel-link="external" target="_blank">FillGood</a>, une entreprise zéro déchet qui offre un service de recharge de produits cosmétiques et de nettoyage à San Francisco. <a href="https://www.fillgood.co/" rel="noopener nofollow external noreferrer" data-wpel-link="external" target="_blank">FillGood</a> récupère et livre des récipients sur le pas de votre porte. J’ai discuté avec Stéphanie des objectifs de son entreprise d’éliminer les déchets plastiques à usage unique et de sensibiliser le grand public à la pollution plastique. Stéphanie m’a confié avoir été inspirée à lancer le projet FillGood lors d’un cours au centre <a href="https://www.recology.com/" rel="noopener nofollow external noreferrer" data-wpel-link="external" target="_blank">Recology</a>.</span></p>
<p><span id="more-820"></span></p>
<p><i>Juliette: Bonjour Stéphanie, bienvenue.</i></p>
<p><i>Stéphanie: Bonjour. Merci de m’accueillir dans votre émission. </i></p>
<p><i>Juliette:  Merci de prendre le temps d’être notre invitée.</i></p>
<p><i>Stéphanie: Bien sûr.</i></p>
<p><i>Juliette:L’idée vous est venue alors que vous participiez à un atelier de recyclage de déchets. </i></p>
<p><i>Stéphanie: Oui, exactement. La coopérative <a href="https://www.recology.com/" rel="noopener nofollow external noreferrer" data-wpel-link="external" target="_blank">Recology</a> est connue mondialement pour sa capacité à gérer les déchets et pour son taux élevé de recyclage. L’idée m’e</i><b><i>st venue alors que je débattais avec une personne de mon cours du fait que les récipients réutilisables étaient idéaux car ils permettent d’éviter les emballages et de réduire énormément les déchets. J’ai moi-même implémenté cette idée à la maison. Lorsque je fais les courses, j’utilise mes récipients. J’ai réalisé qu’il n’y avait pas d’offre suffisante de produits cosmétiques ou de nettoyage en gros. On peut se procurer beaucoup de produits alimentaires en vrac mais les produits ménagers et cosmétiques en gros sont rares. Je me suis donc demandé pourquoi ne pas lancer un projet dans ce domaine. Il est compliqué d’imaginer apporter des récipients au magasin. Il faut manifester une motivation importante. J’ai parlé de cette démarche à mes amis et aux personnes de mon entourage. J’ai remarqué que c’était une démarche hors de leur portée. C est ainsi qu’est née l’idée de la livraison à domicile.  </i></b></p>
<p><i>Juliette: Pouvez-vous expliquer à nos auditeurs l’idée de <a href="https://www.fillgood.co/" rel="noopener nofollow external noreferrer" data-wpel-link="external" target="_blank">FillGood</a>?</i></p>
<p><b><i>Stéphanie: Les clients peuvent commander le produit en ligne. Au départ, ils achètent un récipient qu’ils peuvent remplir ensuite à nouveau. Je livre les commandes à domicile, bien sûr, afin d’éviter les emballages inutiles. <a href="https://www.fillgood.co/" rel="noopener nofollow external noreferrer" data-wpel-link="external" target="_blank">FillGood</a> est une entreprise locale ce qui fait que je ne livre pour l’instant que dans la Baie de San Francisco. Je souhaitais que la solution soit facile pour mes clients. La seule chose dont ils doivent se préoccuper est de laisser les récipients vides sur le pas de leur porte pour que je puisse les récuperer, les laver et les remplir à nouveau. </i></b></p>
<p><i>Juliette: C’est un peu l’ancien modèle de livraison du laitier. </i></p>
<p><b><i>Stéphanie Tout à fait! C’est exactement ce modèle équipé </i></b><b><i>d’un site internet et d’un peu de technologie.</i></b></p>
<p><span style="font-weight: 400;"> L’entreprise<a href="https://www.fillgood.co/" rel="noopener nofollow external noreferrer" data-wpel-link="external" target="_blank"> FillGood</a> a deux objectifs principaux: réduire les déchets plastiques en éliminant les emballages jetables et offrir uniquement des produits </span><i><span style="font-weight: 400;">sûrs. </span></i><span style="font-weight: 400;">Stéphanie nous confie que l’industrie cosmétique n’a pas un système de régulation stricte. </span><span style="font-weight: 400;">Beaucoup de produits chimiques toxiques sont encore présents dans des recettes  présentées comme “naturelles”. Stéphanie appelle cela le “green-washing”</span></p>
<p><b><i>Stéphanie: </i></b><b><i>Le problème des déchets plastiques générés par la consommation n’est pas encore intégré dans la philosophie de développement durable des entreprises. </i></b></p>
<p><b><i>Juliette: C’est là que tu interviens. </i></b></p>
<p><b><i>Stéphanie: Je vérifie tous les ingrédients, un par un. J’ai aussi contacté les fabricants pour m’ assurer qu’ils mentionnaient tous les composants de leurs produits sur les emballages. Pour l’instant, je propose à mes clients un savon liquide et quelques produits de nettoyage. Je débute avec une petite sélection d’articles. J’espère que l’offre va se développer rapidement. </i></b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Les Américains génèrent environ deux cent cinquante millions de tonnes de déchets et en recyclent et compostent seulement ⅓. Recycler n’est pas une solution à long terme. Chacun doit réaliser que l’objectif ultime serait de ne plus utiliser de plastique. Stéphanie nous donne une règle pour cela: la règle des 4 R. En premier,  Réduire la consommation de produits dont on n’a pas besoin. Ne pas utiliser de sacs plastiques dans les commerces. En second, Réutiliser, par exemple les chaussures, les vêtements et les téléphones. En troisième lieu, Récuperer les objets qui ne peuvent être recyclés et enfin, Recycler. Stéphanie nous dit que recycler devrait être l’ultime option. </span></p>
<p><b><i>Juliette: Quand je mentionne les déchets plastiques, je parle des déchets de plastique à usage unique car ce sont vraiment ceux qui n’ont plus lieu d’être. Ce sont les objets que vous n’utilisez qu’une seule fois, pour une courte durée, et que vous jetez ensuite pour les remplacer par un nouvel exemplaire, de façon répétée. Aux Etats-Unis uniquement, par exemple, une personne seule consomme quarante milliards d’ustensiles en plastique par an. Ils ne sont pas recyclables et vont donc directement à la décharge. Cinq cent millions de pailles en plastique sont consommées par jour aux Etats-Unis. Cinquante milliards de bouteilles en plastique sont écoulées par an dans ce même pays. Quand nous songeons aux bouteilles en plastique, je suis certaine que les gens pensent qu’elles sont recyclables.  Cette pensées erronée ne résout pas le problème de leur usage. Actuellement, seulement 23% de ces bouteilles sont effectivement recyclées. L’industrie du recyclage n’est pas une solution à long terme car elle dépend de différents facteurs que nous ne gérons et ne contrôlons pas. </i></b></p>
<p><b><i>Juliette: Comme?</i></b></p>
<p><b><i>Stéphanie: Comme le prix du pétrole&#8230;Quand le pétrole est bon marché, il est moins coûteux de produire du plastique neuf que d’utiliser du plastique recyclé. C’est un business, un marché. Si ce n’est pas rentable de recycler le plastique alors les entreprises ne le recycleront pas. </i></b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Nous pouvons être des acteurs de changement, dans nos vies quotidiennes, en prenant de petites décisions pour réduire notre “empreinte plastique”. Nous pouvons, par exemple, transporter couteau et fourchette dans notre sac et informer les restaurateurs que nous n’avons pas besoin d’ustensiles en plastique.  </span></p>
<p><b><i>Stéphanie: </i></b><b><i>Il y a quelques objets problématiques que j’ai totalement bannis de ma vie et honnêtement, ce n’est pas une démarche difficile. Les sacs plastiques, par exemple. Mettez-en quelques-uns dans votre voiture et dans les endroits où vous y auriez accès facilement. Vous pourrez obtenir des sacs réutilisables en allant  à une conférence, par exemple. Chacun nous donne en effet, des brochures dans des sacs multi-usages. Au supermarché, également. Il y a de nombreuses opportunités de les obtenir donc gardez-les et placez-les dans votre voiture, à la maison et sur votre lieu de travail. Ainsi, vous serez certains d’en avoir toujours à portée de main lorsque vous achèterez quelque chose.   </i></b></p>
<p><i>Juliette: Ou munissez-vous de larges sacs a mains, comme je le fais généralement.</i></p>
<p><b><i>Stéphanie: Vous pouvez également faire cela mais alors les sacs deviennent lourds et cela fait mal de les porter. C’est pour cela que je parlais d’avancer pas à pas car il y a beaucoup de comportements à ajuster. La démarche n’est pas compliquée mais procédez à un changement à la fois seulement. Pendant deux semaines, par exemple, faites attention aux ustensiles en plastique et les deux semaines suivantes, aux sacs en plastique.  </i></b></p>
<p><span style="font-weight: 400;"> C’est ainsi que le changement se produit. Il s’agit de modifier un comportement à la fois dans sa propre vie. Stéphanie nous confie que sa mission est de transformer les habitudes des gens, un produit à la fois. Mais c’est difficile.</span></p>
<p><b><i>Stéphanie: </i></b><b><i>Vous savez, nous vivons dans un monde où les gens sont très occupés et ils continuent à se comporter de la façon dont ils se sont toujours comportés. Il est difficile de modifier un comportement. Personne ne leur dit qu’ils pourraient se comporter différemment et de façon meilleure. C est compliqué. L’autre problème est de trouver des marques, des fabricants qui sont prêts à changer la façon dont ils vendent leurs produits. Il s’agit d’accepter ce nouveau modèle de remplissage et de vendre en grandes quantités. Il y a de plus en plus de magasins qui proposent la vente en vrac autour du monde et pas uniquement aux Etats-Unis. J’entends souvent de nouveaux exemples de points de vente en France, au Royaume-Uni et en Europe en général. Ce mouvement est né, tout petit et est en train de grandir.</i></b></p>
<p><b><i>Juliette: Oui, je pense qu’il s’agit d’un mouvement et que nous pouvons tous procéder à de petits changements qui auront un impact considérable sur le monde. Qu’est-ce qui t’a motivée à devenir une actrice de changement? Quel évènement déclencheur s’est produit dans ta vie? Quand est-ce que tu t’es dit que tu voulais vraiment agir parce que tu pensais que c’était vital pour la planète?</i></b></p>
<p><b><i>Stéphanie: </i></b><b><i>C’est une démarche qui a toujours été très importante pour moi. Quand j’ai déménagé dans la région, il y a près de trois ans, tout a changé, pour moi. Nouveau pays, nouvelles relations et nouvelle culture et depuis que je suis ici, je suis entourée d’entrepreneurs. Leurs projets sont humbles ou plus importants. Mon mari est entrepreneur depuis dix ans maintenant. A un moment donné, l’idée m’est venue presque naturellement. Je me suis dit que je voulais réaliser un projet d’entreprenariat aussi. Il m’a fallu un peu de temps afin de savoir exactement quel projet concrétiser. </i></b></p>
<p><b><i>Juliette: Que recommanderiez-vous aux auditeurs qui souhaitent également provoquer un changement positif dans la société?</i></b></p>
<p><b><i>Stéphanie: Dans leur propre vie, tout comportement peut être modifié. La seule règle est de procéder à ces changements  progressivement sinon c’est paniquant et vous aurez l’impression que vous ne pourrez jamais vous y tenir. Tout comportement peut être modifié, pas à pas, un pas à la fois. Essayez certaines choses et voyez si cela fonctionne pour vous et ensuite modifiez un comportement. Cela doit venir d’un besoin personnel. Vous sentirez que quelque chose vous manque, vous aurez une idée et vous penserez pouvoir la concrétiser. Ça doit être personnel. Ensuite vous en parlerez aux personnes autour de vous. Vous verrez ce qu’elles pensent de vos idées et vous communiquerez également avec ceux qui travaillent dans le même domaine que vous. Si vous êtes dans la Baie de San Francisco, les personnes qui travaillent dans le secteur de l’environnement ne manquent pas, donc la démarche est plutôt facile. </i></b></p>
<p><i>Juliette: Et Si quelqu’un ne comprenait pas votre idée, passez à l’interlocuteur suivant. </i></p>
<p><b><i>Stéphanie: Oui, c est vrai.</i></b></p>
<p><b><i>Stéphanie: Nous avons beaucoup d’opportunités de consommer moins et de consommer mieux. Je pense que c’est une idée à laquelle nous devons réellement songer et que nous devons intégrer dans notre quotidien. </i></b></p>
<p><b><i>Juliette: Je suis entièrement d’accord avec toi. Merci Stéphanie et nous te souhaitons beaucoup de succès dans tes affaires. </i></b></p>
<p><b><i>Stéphanie: Merci. Merci.</i></b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Ma rencontre avec Stéphanie Regni de FillGood et Robert Reed de Recology a complètement changé ma perception des déchets plastiques. Les scientifiques prédisent que nous aurons plus de plastique que de poissons dans nos océans en 2050. Je ne souhaite pas contribuer à cela. J’ai donc décidé de modifier mes habitudes de consommation en prêtant encore plus d’attention aux emballages plastiques. J’envoie des courriels aux entreprises pour leur faire savoir qu’elles ne devraient plus utiliser de plastique. J’ai acheté des pailles en bambou et j’évite d’utiliser celles en plastique. J’essaie de rendre ma maison totalement dépourvue de plastique. Nous devons tous prendre part à la création d’un monde sans plastique. Vous pouvez commencer par acquérir des sacs, des tasses de café et des pailles réutilisables, par refuser les emballages plastiques au supermarché et marché et à soutenir des initiatives locales comme celle de Stéphanie. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Dans notre prochain épisode, nous prêterons attention à l’industrie de la mode et à l’impact des déchets de vêtements  d’une génération sur l’environnement. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Vous écoutez Be Your Change, le podcast qui crée un monde dans lequel vous souhaiteriez vivre. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Notre ingénieur/technicien pour cet épisode est Peju Makun.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Notre auteur et producteur est Shuka Kalantari.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Je suis votre présentatrice et productrice exécutive, Juliette Roy.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Nous adorerions que vous rejoigniez notre mouvement. Likez nous sur <a href="https://www.facebook.com/byourchange/?ref=bookmarks" rel="noopener nofollow external noreferrer" data-wpel-link="external" target="_blank">facebook.com/BeYourChange</a>. Abonnez-vous à notre newsletter <a href="https://beyourchange.co" data-wpel-link="internal">BeYourChange.co</a> et mentionnez autour de vous notre podcast. </span><span style="font-weight: 400;">Vous pouvez obtenir plus d’informations à propos de FillGood sur notre site. Vous pouvez vous impliquer en nous envoyant vos idées de prochain épisode ou encore devenir bénévole</span></p>
<p>&lt;a class=&#8221;spreaker-player&#8221; href=&#8221;https://www.spreaker.com/episode/12742370&#8243; data-resource=&#8221;episode_id=12742370&#8243; data-width=&#8221;100%&#8221; data-height=&#8221;200px&#8221; data-theme=&#8221;light&#8221; data-playlist=&#8221;false&#8221; data-playlist-continuous=&#8221;false&#8221; data-autoplay=&#8221;false&#8221; data-live-autoplay=&#8221;false&#8221; data-chapters-image=&#8221;true&#8221; data-episode-image-position=&#8221;right&#8221; data-hide-logo=&#8221;true&#8221; data-hide-likes=&#8221;true&#8221; data-hide-comments=&#8221;false&#8221; data-hide-sharing=&#8221;true&#8221; &gt;Listen to &#8220;How Stéphanie Regni Started FillGood To Reduce Single-Use Plastic Waste&#8221; on Spreaker.&lt;/a&gt;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>

<!--
Performance optimized by W3 Total Cache. Learn more: https://www.boldgrid.com/w3-total-cache/?utm_source=w3tc&utm_medium=footer_comment&utm_campaign=free_plugin

Page Caching using Disk: Enhanced 

Served from: beyourchange.co @ 2026-06-13 07:32:41 by W3 Total Cache
-->